Dernières nouvelles

Pas d’effet du nombre de repas sur l’ingestion et la production

LE NOMBRE DE REPAS N’INFLUENCERAIT PAS LA QUANTITÉ DE MATIÈRE SÈCHE INGÉRÉE.

L’Inrae de Saint-Gilles (Ille-et-Vilaine) et la ferme expérimentale du Pradel (Ardèche) ont mené en parallèle deux essais pour étudier les effets du nombre de repas sur l’ingestion et la production laitière caprine. Les spécialistes ont ainsi constaté peu, voire aucun effet, du nombre de repas. 

À Saint-Gilles, deux lots homogènes de 12 Alpines ont été constitués : l’un recevant les fourrages en un repas et l’autre en deux repas. La station mise sur l’affouragement vert pour l’alimentation de son cheptel. Au final, les deux lots ont ingéré une quantité quasi identique de fourrages. Le lot un repas quotidien a atteint 2,15 kg de MS(1)/chèvre/jour contre 2,16 kg pour le lot deux repas quotidiens« . La production laitière s’est avérée équivalente pour les deux lots : 2,59 kg/chèvre/jour pour le premier et 2,57 kg pour le second. Dans les deux cas, les concentrés étaient distribués à la traite.

À la ferme du Pradel, deux lots ont également été constitués. Le premier a reçu la luzerne en deux distributions et l’autre en trois passages. Les lots, de taille plus conséquente, comportaient 48 laitières de race alpine. Les conclusions sont identiques à celles provenant de l’essai de l’Inrae de Saint-Gilles. Dans les deux lots à la ferme du Pradel, la production laitière s’est avérée identique (3,9 kg/chèvre/jour) et l’ingestion était très proche : respectivement 3,75 et 3,69 kg de MS/chèvre/jour.  

  1. MS : matière sèche

Lisez également

14 % du lait de chèvre est valorisé via une AOP

En 2022, les volumes commercialisés en produits laitiers AOP(1) ont atteint 253 134 tonnes. Ils enregistrent une légère baisse par rapport à 2021 (- 2 %). Le chiffre d’affaires correspondant est estimé à 2,5 milliards d’euros. Au total, 14 277 producteurs laitiers sont engagés dans une ou plusieurs démarches AOP.