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Une embauche dynamique chez les fromagers

Les éleveurs font appel à d’autres formes de main-d’œuvre que le salariat : apprenti (20 %), saisonniers (7 %), stagiaires (29 %), ou bénévoles (5 %).

« Une mauvaise perception du travail peut entraîner un risque sur la pérennité des élevages »

Lancée en 2021, une enquête menée par Inosys réseaux d’élevage a questionné des éleveurs sur l’efficacité au travail. Les auteurs ont  analysé les réponses de 55 éleveurs caprins répartis sur sept départements, principalement concentrés en Indre-et-Loire (50 % des retours). Parmi les sondés, les éleveurs fromagers représentent 35 % des réponses, les laitiers 47 %, et les mixtes 18 %. La moyenne des troupeaux s’élève à 250 chèvres, pour une production de 132 000 l/UMO caprine (unité de main-d’œuvre). Les fromagers participant à cette enquête transforment 50 700 l/UMO caprine tandis que les élevages mixtes (281 chèvres en moyenne) produisent 95 300 l/UMO caprine. L’étude révèle que 58 % de ces exploitations caprines emploient de la main-d’œuvre. Sans surprise, le niveau d’embauche est plus élevé dans les fermes fromagères : 75 % d’entre elles comptabilisent entre 1,2 et 1,8 UMO salariée.

Le rôle des tâches automatisées

L’automatisation et la mécanisation sont-elles des leviers pour gagner une meilleure efficacité au travail ? Dans les systèmes laitiers, « les élevages les plus efficaces sur le plan du travail sont ceux qui misent sur un équipement de traite (18 places minimum) dès 250 000 l/UMO, avec une distribution du fourrage deux fois par jour (souvent mécanisée), des distributions de concentré et un paillage automatisés ». Dans les élevages fromagers, « la différence se fait sur la commercialisation qui représente 20 % du travail d’astreinte et sur la maximisation des litrages vendus au kilomètre parcouru pour ceux en vente directe. » Au quotidien, les éleveurs les plus efficaces ont un bon ressenti de leur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Dans les systèmes fromagers, la perception s’attache davantage à un sentiment de pénibilité et de pression. De même, « la rémunération du travail est jugée insatisfaisante dans deux tiers des élevages peu productifs alors qu’elle est notée satisfaisante dans 50 % des élevages efficaces. »

Les leviers de l’efficacité au travail 

Au regard des données fournies par cet échantillon d’éleveurs caprins, les leviers pour gagner du temps s’organisent autour de trois thématiques : les équipements et l’aménagement des bâtiments (automatisation et mécanisation de l’alimentation, du paillage, système de traite) ; l’adaptation des pratiques (lactation longue, monotraite, diminution du nombre de repas, réduction de la gamme de fromages produits), ainsi que l’embauche de salariés et la délégation de tâches (cultures, fourrages, achat de chevrettes de renouvellement).

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