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La phytothérapie plaît aux éleveurs

Lors du dernier Capr’Inov, le syndicat caprin de la Drôme a organisé une conférence sur l’utilisation de phytothérapie en élevage caprin. La salle était pleine, témoignant de l’intérêt des éleveurs pour cette démarche.

« Nous cherchons à développer les références en phytothérapie et aromathérapie et à créer un réseau d’échanges entre éleveurs », a souligné l’animatrice du syndicat, qui souhaite passer d’une approche empirique à une démarche plus scientifique. En 2017, en région Auvergne-Rhône-Alpes, le syndicat caprin de la Drôme a enquêté de façon approfondie sur les pratiques des éleveurs en matière de gestion du parasitisme gastro-intestinal, de la coccidiose et des plaies.

91 protocoles différents !

«Les plantes et leurs extraits sont largement utilisés par les éleveurs. Pas moins de 91 protocoles ont été recensés, soit 30 par pathologie ! Il existe pratiquement autant de protocoles que de situations individuelles. L’efficacité perçue par les éleveurs demande le plus souvent à être relativisée dans la mesure où les élevages possèdent majoritairement une bonne situation sanitaire et présentent peu de facteurs de risques ». En matière de parasitisme, les éleveurs enquêtés plébiscitent l’ail, l’absinthe ou la cannelle et le girofle. Pour les plaies, ils louent l’efficacité de l’huile essentielle de laurier, de lavande ou lavandin, du tea tree en spray. Certains utilisent également des cataplasmes composés d’argile et de miel. Pour prévenir les effets de la coccidiose, le vinaigre de cidre est populaire, tout comme les extraits d’ail ou l’huile essentielle de menthe poivrée ou de thym à thymol. De manière plus générale, les éleveurs jugent efficace l’effet des plantes sur les maladies de peau, les métrites, les problèmes de délivrance et les pathologies digestives des chevreaux. La réglementation reste toutefois très contraignante en matière d’utilisation des extraits de plantes pour soigner les animaux. Pour rappel, les médicaments vétérinaires sont soumis à une autorisation de mise en marché (AMM) pour laquelle le fabricant doit démontrer l’efficacité de son produit, ce qui n’est pas le cas pour les extraits de plantes. Dès lors, la législation ne permet pas d’affirmer les effets thérapeutiques des plantes.

Erwan Le Duc

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