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La collecte de lait de chèvre confirme son rebond

Après une année 2025 marquée par des tensions sur les volumes, la filière caprine retrouve des couleurs en ce début 2026. En mars, la collecte de lait de chèvre affiche une progression nette, confirmant une dynamique de reprise engagée depuis le début de l’année.

En mars 2026, la collecte de lait de chèvre atteint 51,3 millions de litres, en hausse de 7,8 % par rapport à mars 2025. Cette progression s’inscrit dans une tendance solide : sur l’ensemble du premier trimestre, la collecte caprine augmente de 7,4 %. Cette évolution tranche avec la situation observée un an plus tôt. En mars 2025, la collecte reculait de 3,6 %, dans un contexte de baisse de production lié notamment aux conditions économiques et à des arbitrages dans les élevages. Le redressement observé en 2026 s’explique par plusieurs facteurs : une meilleure disponibilité fourragère, des conditions climatiques plus favorables et, dans certains cas, une reconstitution des cheptels.

Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement global

La filière caprine n’est pas isolée. Les autres productions laitières affichent également une hausse en mars 2026 :

  • le lait de vache progresse de 5,3 %,
  • le lait de brebis de 9,2 %.

Ce rebond généralisé traduit un retour de la production à l’échelle nationale, dans un contexte européen également orienté à la hausse.

Des débouchés bien orientés, notamment en fromages

L’augmentation de la collecte s’accompagne d’une bonne tenue des fabrications de produits laitiers. Si les données détaillées concernent principalement le lait de vache, elles donnent une indication claire de la dynamique globale du secteur. La production de fromages progresse ainsi de 5,9 % sur un an, avec une hausse particulièrement marquée pour :

  • les fromages frais (+14,0 %),
  • les fromages à pâte filée (+7,1 %).

Ces tendances sont favorables à la filière caprine, dont une large part du lait est valorisée en fromages, notamment frais et à forte valeur ajoutée. En parallèle, les fabrications de produits industriels (poudres, matières grasses) sont également en hausse, traduisant une bonne capacité d’absorption des volumes supplémentaires par les transformateurs.

Un contexte de marché à surveiller

Si la reprise de la production constitue un signal positif, elle pose aussi la question de l’équilibre du marché. L’exemple du lait de vache est à ce titre éclairant : la hausse des volumes s’accompagne d’une baisse marquée du prix du lait conventionnel (-9,9 % sur un an). Même si la filière caprine obéit à des logiques de marché spécifiques, notamment en raison de la contractualisation et du poids des fromages AOP, elle n’est pas totalement déconnectée des tendances globales. Dans ce contexte, la vigilance reste de mise quant à l’évolution des débouchés et à la capacité du marché à valoriser durablement les volumes supplémentaires.

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Pour ce premier numéro 2026, Élevages Caprins Magazine met à l’honneur cinq parcours d’éleveuses inspirantes, aux trajectoires singulières mais animées par la même passion.